Lundi 25 janvier 2010
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07:00
Il n'y a rien à faire, la morale de ce dessin animé m'insupporte. C'est affligeant.
Et je l'ai vu plus de 52 fois, autant vous dire que je sais de quoi je cause. J'ai même des produits dérivés plein l'aspirateur et la
poubelle. Vraiment, c'est idiot.
Cars.
Quatre roues, qu'ils sous-titrent (ça commence mal, avouez-le).
Pour les bienheureux qui n'ont pas d'enfants en âge de lécher l'écran Tv, Cars c'est l'histoire d'une voiture de course douée mais arrogante (et solitaire parce
qu'égoïste) qui va par hasard se faire des amis très éloignés de son monde - et ces rencontres vont la changer en une personne humble et "bourrée de qualités" (je
cite, je connais par coeur toutes les répliques). Alors je ne dis pas, c'est très bien comme perspective, les intentions sont nobles, ils font bien bourrer nos gosses de bons
sentiments - mais attendez que je vous raconte la fin.
Flash mac Queen (c'est notre héros) roule pour une écurie toute pourrie qui vend un produit de revêtement de pare-chocs pour des tacots rouillés - c'est la loose, en bref.
Alors il ambitionne d'intégrer la plus prestigieuse des équipes, pleine de pognon et qui lui donnerait de vrais moyens pour gagner toutes les
compétitions.
Je vous passe tout le déroulement (il n'y a pas de sexe) et donc à la fin, surpriiiiise, le
héros vient se faire lécher les jantes par le patron tout puissant de l'écurie de ses rêves - on ne s'y attendait pas, dites.
Sauf que ce crétin, il refuse. Ouais. Vous savez pourquoi? Parce qu'il se sent redevable de ceux
qui lui ont permis de "mettre un pied à l'étrier" (je cite toujours) et qu'il ne veut pas leur faire un coup de pute (là c'est de moi). En plus, juste avant, ce creux du bulbe fait exprès de perdre la coupe juste pour rendre hommage à un grand champion dont
c'était de toutes les façons la dernière course - j'atteins des sommets d'injures à chaque rediffusion, j'ai proclamé un boycott du Dvd...
Sans rire, on imagine bien aujourd'hui un pilote de F1 refuser quelques liasses de millions d'euros d'une écurie concurrente par souci d'intégrité de son équipe, d'ailleurs. C'est bien que
dans la vraie vie, ça se passe un peu comme dans les studios Disney.
Alors c'est quoi la morale?
Sois gentil au détriment de tes propres ambitions?
Laisse de côté ton mérite pour ne penser qu'à rendre service aux autres?
Merde, si nos gamins partent avec ça comme modèle, il ne faudra pas s'étonner de nous voir moisir comme des gueux dans des dispensaires misérables - ce n'est pas avec leur bon coeur qu'ils vont nous payer la maison de retraite, les cons. Parce que là, ce n'est plus "que le meilleur
gagne" mais "que le plus gentil perde", alors chacun fait comme il le sent mais pourvu que mes fils soient des petits salopiauds qui bouffent les mollets de tous leurs concurrents
jusqu'à rogner la victoire, de diou! Ma morale, c'est qu'il n'y a que les résultats qui comptent. Hop.
- En plus, je n'y peux rien mais la Porsche que se tape le héros à la fin, je trouve que c'est une vraie pétasse - j'ai envie de lui rabattre ses essuie-glaces en plein
pare-brise à chaque fois qu'elle soulève son capot.
Non vraiment, je sais que c'est dur d'y couper mais si vous pouvez, évitez Cars. C'est dangereux pour l'avenir de nos enfants.
Par Dgina
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Mardi 29 juillet 2008
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/07
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11:18
Hier soir j'ai revu ce très bon film de George Clooney où il ne s'octroie qu'un rôle tout en retenue, j'ai été à nouveau fascinée par cette ambiance
âpre, mélange de scotch et de cigarette, cette odeur de vive intelligence et de polémique bien répartie. Elégance et sobriété, les années 50 sont loin derrière nos modes bariolées et criardes où personne ne sait plus ni s'exprimer correctement ni perpétuer la
culture classieuse de notre patrimoine.
Sujet court (1h30) et direct, parfaitement cadré et qui ne s'égare pas, le discours du journaliste est un bonheur de rhétorique bien ordonnée et pertinente.
A ne surtout pas oublier!!!
Je vous copie le sujet du film:
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En 1953, la télévision était encore une affaire de pionniers, et Edward R. Murrow l’un de ses plus célèbres
présentateurs. Son émission captivait l’Amérique en présentant des sujets d’actualité et des interviews sur un ton incroyablement novateur. La vie du pays était alors perturbée par la
chasse politique que le sénateur McCarthy menait contre les sympathisants communistes. Jouant sur la peur de l’URSS, l’homme s’acharnait sur tous ceux qui pouvaient, selon lui, avoir un
comportement « anti-américain». Une atmosphère de suspicion planait sur les institutions, et les condamnations arbitraires s’accumulaient. Révolté par les méthodes scandaleuses de
McCarthy, Murrow décida de réagir. Dans cette bataille, il jeta sa crédibilité et toute la puissance d’un média déjà prometteur. Pour la première fois, un homme de télévision allait
servir à faire éclater la vérité...
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Wikipédia:
Edward R. Murrow (né Egbert Roscoe Murrow), né le 25 avril 1908 et mort le 27 avril 1965, était un journaliste américain, dont les émissions d'information radiophoniques pendant
la Seconde Guerre mondiale ont été suivies par des millions d'auditeurs
aux États-Unis et au Canada. Les historiens traditionnels le considèrent comme l'une des plus grandes figures du
journalisme ; Murrow était connu pour l'honnêteté et l'intégrité dans son travail de journaliste. Pionnier de la diffusion du journal à la télévision, Murrow a produit une série de
reportages TV qui ont aidé à la chute du sénateur Joseph McCarthy.
George Clooney a réalisé en 2005 un
film au sujet de Murrow s'attaquant à McCarthy, dont le titre est la phrase avec
laquelle le journaliste terminait ses émissions : Good Night, and Good Luck. (sorti en salle en France le 4 janvier 2006).
Quelques photos
Par Dginaaa
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