Jeudi 26 novembre 2009
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Ce n'est pas la question.
Qui a tort, qui a raison.
Ce n'est pas la question.
Comme dans les faits mes enfants me lobotomisent le cerveau autant l'un que l'autre, s'ils ont décidé que se rentrer les doigts dans les yeux étaient leur bonheur, je ne peux
que contribuer à leur épanouissement. Je leur ai donc prêté un tournevis pour que ça fasse plus mal.
Puisque mon fils aîné a la délicate manie de tout lécher, que ce soit les murs, la voiture, l'écran de télévision, j'ai pensé que joindre l'utile à l'agréable serait
un moteur gratifiant et je lui ai appris à lentement récurer la crasse et les restes de déjections de tous les sanitaires à la force de sa
salive. En prime, ça développera ses défenses immunitaires.
Et un jour, j'ai décidé que c'était aussi leur faute si je ne faisais rien de ma vie, alors j'ai
caché dans une valise leurs doudous et leurs jouets préférés. C'est d'ailleurs aussi pour cela que je m'envoie en l'air avec
tous les hommes que je croise - pour m'obliger à ne pas croire en une famille qui ne m'apporte que d'horribles migraines. Ces enfants me coûtent une
fortune en anti-dépresseurs. Et puis c'est un peu la faute de mon mari si j'en suis là, il n'a pas refusé le petit coup de queue qui les a fait naître, à lui d'assumer la garde des enfants s'il s'amuse à demander le divorce pour tromperies. Je ferai tout
pour ne pas les avoir avec moi, ça demande trop d'efforts - et qui voudrait d'une femme avec deux gosses sur les bras?
Finalement, depuis que je les ai quittés, le seul moment où j'ai pensé à eux a été lors de cette monstrueuse double pénétration, j'avais les orifices tellement dilatés que j'avais l'impression de revivre mon deuxième accouchement. Je me suis demandé quel âge devaient avoir mes fils et j'ai
regretté de ne plus jamais avoir donné de nouvelles. J'ai revu le sourire inquiet de mon aîné et j'ai senti son odeur. J'ai croisé le souvenir malicieux de mon cadet, son besoin effrené
d'amour et j'ai réalisé que je n'avais finalement jamais été leur mère. J'aurais bien pu pleurer, je crois, si à ce
moment-là on ne m'avait pas enfourné une large queue dans la bouche.
Non vraiment, ce n'est pas la question.
Certains proposent des lois sur les claques et les fessées quand il s'agirait surtout d'autoriser ou non certaines femmes à procréer. Qui a tort, qui a raison, qu'est-ce que ça peut foutre,
quelques gamins de plus ou de moins à se retrouver lapidés par la vie à cause de parents inconséquents?

Par Dgina
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Publié dans : Coups de gueule
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