Lundi 2 novembre 2009
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La vie nous impose parfois des choix cornéliens.
En ce qui me concerne, j'hésite entre la mort par asphyxie, enfermée dans mes chiottes avec un sac poubelle sur la tête, ou
la mort par accident en me jettant sous les roues de la poussette double de mes gosses. J'ai déjà supprimé l'option "noyade" vu que j'ai fait 7 ans de natation et que
chez nous, la marée haute c'est juste une fois par semaine les jours de grand coefficient.
J'envisage aussi de me tailler les veines avec un couteau en plastique, je sais que ce serait plus pertinent d'y aller franchement avec un bon sécateur mais
j'ai la phobie de la mutilation. Ou alors je cours nue dans un parc à huîtres et je crève d'une infection bactérienne (les souris meurent bien après les
avoir bouffées).
Il paraît que l'espérance de vie sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute est de 20 mn mais je dois être une petite veinarde parce que j'y suis déjà restée 1h
sans qu'il ne m'arrive rien. Il faut dire que j'étais déjà dans une ambulance qui venait de tomber en panne d'essence un 1er janvier, c'eût été difficile de faire plus médiocre
comme situation.
En bref, il ne me reste plus qu'à compter les jours qui me séparent du moment où je crèverai quand je m'y attendrai le moins - et
surtout quand je ne le voudrai plus. Parce que c'est toujours quand on a tout pour être heureux que l'on est rattrapé par nos envies ridicules de petit suicide de complaisance. C'est
le côté burlesque de la vie, il paraît. J'en rigole d'avance.
Ps: pendant que je tentais de crever lentement dans mon caveau pendant ces deux semaines d'absence, Roxane,
Lily et Angelea ont mis sur leur blog des photos que j'ai faites d'elles, ce qui en plus de me
faire un plaisir dont j'avais bien besoin, m'a collé un sourire humble aux lèvres.
Par Dgina
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Publié dans : Coups de gueule
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