Dimanche 29 novembre 2009
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Il ne faut pas croire, c'est tout de même plus facile de se faire larguer. Question amour-propre, il faut assurer, c'est
certain. Mais être dans son bon droit et ne pas avoir une once de culpabilité, c'est fabuleux. Et le mieux dans tout cela, c'est de pouvoir détester l'autre en toute légitimité, se défouler sur lui, le rendre responsable - être la victime qui souffre pieusement
et que l'on réconfortera.
Et puis ça fait du bien de chialer un bon coup, de foirer tout son maquillage en public et devenir un martyr qui attendrit
les foules, insulter d'un doigt rageur toutes les vieilles photos, les souvenirs, sa rue, ses amis, aimer tellement jusqu'à tout vomir - par
dépit. C'est même une chance, d'en faire trop et d'errer avec un hoquet compulsif, les yeux myxomatosés et la truffe gonflée. Etre moche de douleur et le revendiquer.
Parce qu'il y a des ruptures tellement silencieuses qu'on se demanderait presque si elles ne sont pas anodines. Vous savez, celles qui ne remuent pas le
quotidien, qui n'interpellent personne autour, ces petits échecs intimes que l'on garde pour soi et que l'on étouffe - révolte amère qui suce tout de
l'intérieur par pudeur et contrainte. Se retenir de pleurer, ne rien montrer, traîner une rage transparente qui ne dévaste que nous - sans bruit.
Chercher les souvenirs d'un amant dont on n'a rien pu garder. Ne pas avoir le droit d'en parler parce que c'est illégitime, être coupable de souffrir tout comme on a été coupable d'aimer. Avoir le menton relevé et penser "même pas mal" - sentir son ventre lourd d'horreur, perdre l'équilibre
à chaque décillement, s'enfoncer si loin que l'on ne s'appartient plus.
Regarder ses enfants et son mari, se persuader que tout le bonheur est là - manquer de lui. Celui en trop
dans cette vie, qui n'a pas le beau rôle et qui vous rend un jour à votre famille heureuse. Comment la justifier, cette peine-là? Comment
l'envelopper pour que rien ne se voit, comment être en colère entourée des siens - comment expliquer ce sentiment d'abandon alors
que l'on a tout?
Oui parfois c'est un luxe inouï, les ruptures en grande pompe.
Ps: Article écrit pour quelqu'un à qui je voue une affection toute particulière et qui se reconnaîtra..

Par Dgina
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Publié dans : C'est beau l'amour
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Bisous
on profite sans but...
Quant à Elsa, cet album là était un petit bijou (comme comédienne je ne la connais pas...) et c'est une honte que tout le monde l'ait boudé... :o)
Très bien écrit...ta plume me rend chèvre parfois mais m'émeut tout autant que tes photos...ça,ça s'appelle "the touch Dgina"!!!
Bisous
merci beaucoup ma grande, des fois je me demande si j'écris pour quelqu'un d'autre que moi, maintenant j'ai ma réponse :p
pfiou le dernier paragraphe...et pfiou...cette dernière phrase...
Encore un très, très beau texte, qui remue les tripes.
Bisoux
;)
On se comprend!
Bises
je te redonne mon numéro de téléphone ma belle!!
merci de ta fidélité ma grande, ça me fait vraiment plaisir que tu passes écrire un petit mot!!
grosses bises :o)
si aujourd'hui tu réalises que tu as eu raison, alors tu as vraiment bien fait et ça te "récompense" (le terme est très ma choisi) de ton audace..
je t'embrasse bien fort
Je lache plus le blog. Non mais.
et tu t'es prostituée pour récupérée un ordinateur qui fonctionne???
grosses bises ma toute mignonne :o)
Celui qui largue, c'est lui qui prend LA décision.
Celui qui est largué subit CETTE décision...
Tu n'es plus maitre de ta vie! Qui n'aime pas l'être!?
Dans le cas précis auquel je pensais, celui qui prenait la décision l'assumait à contre coeur parce que l'autre n'était pas capable de la prendre, il n'y avait pas le méchant ou le gentil, juste deux personne malheureuses qui ne s'en sortaient pas... ;-)