Les cachotteries...
Je vais commencer la semaine avec facilité. Plaisir. Orgueil et pourtant,
humilité.
Avec un délicieux texte qui n'est pas de moi mais de Jérôme, le chéri d'Anne-Claire, une jeune femme au tempérament bien trempé et à la plume habile. Il se trouve que pour des raisons que tout le monde ici comprend, cette
demoiselle a le bon goût d'aimer mon blog et ma personnalité (j'auto-dérisionne les gens, j'auto-dérisionne) et son homme a décidé d'en faire un poème léger et vif - aussi pour lui
dire qu'elle a bien d'autres arguments en elle-même sans avoir besoin de regarder ailleurs. Ce que je confirme!
Mais c'est vrai, j'apprécie cette mise en abyme de mon personnage et je regarde, avec les mots d'un total inconnu, ce qu'il peut inspirer à quelqu'un qui me lit derrière son écran. Etonnant!
Ce n'est pas souvent que l'on peut connaître ce que l'on évoque aux autres... Même si je ne prends pas tout au pied de la lettre, bien évidemment...
Il est des fins de matinée
Après les affres des kilomètres
Où l’on s’empresse de retrouver
La femme sans tête qu’on voudrait être
Alors avec délectation
On s’abreuve de commentaires
D’articles ou photos de saison
En corolles sur la blogosphère
Même virtuelles on les grignote
Ces bigarades aux mille saveurs
Avec leurs parfums de litote
A donner aux hommes des sueurs
Car c’est qu’ils sont jolis les fruits
De la princesse de Nerola
Lorsqu’on les voit ou qu’on la lit
On imagine je ne sais quoi
Et v’là qu’y a le feu au balcon
Encore une fois entre les lignes
Ca virevolte comme sous les jupons
Et c’est la pulpe qu’on devine
A la fois amère et sucrée
En osant ce qu’on n’ose pas
Elle sait nos prunelles secouer
Comme un zeste d’orange, Dgina
Mais une chose m’interpelle
Pourquoi est-il aussi méchant
Mon mec quand il parle d’elle ?
Parce que évidemment
C’est la plus belle des femmes sans tête
C’est l’absolue féminité
C’est comme elle que je voudrais être
Quand je me sens toute fanée…
Ps: pour ceux qui ont un doute... C'est
bien Jérôme qui écrit mais il se met dans la tête de sa chérie, ce qui explique le "je" féminin qui est supposé être celui d'Anne-Claire.
Pourquoi la femme s'entête? Parce que vous l'avez déjà vu, vous, ma tête sur mon blog?