Oh oui, je lèche. A pleine salive. La
langue bien pendue.
- Je lèche les vitrines.
C'est un art, de les regarder sans frustration. Juste observer l'esthétisme de certaines. S'en repaître sans
ressentir le besoin d'acheter. Critiquer avec facilité les choix, les produits, s'extasier devant le bon goût des autres. S'imaginer revenir à la maison avec des poches remplies, se demander
ce que l'on ferait de tout cela - mais à quoi bon se poser la question?
A-t-on vraiment besoin de tout ce que l'on achète? Le plaisir de vouloir n'est-il pas plus intense? Désirer, mériter... Et se lasser, oublier.A quoi bon acheter?!
Alors je lèche, goulûment, je presse mes lèvres gonflées sur ces vitrines et j'ouvre grand les yeux. Comme dans un bocal. Et je suis
comme les poissons, j'ai une mémoire tampon d'une minute. Le temps de tourner la tête, et j'ai déjà oublié. Alors je repars légère, et pas insatisfaite d'avoir les
mains vides.
- C'est si simple, décidément, parfois.
Le prêt-à-porter, c'est joli, c'est fleuri, mais ça rime à quoi? Ca n'évoque pas grand chose. Alors que les magasins de décoration, là... Aaaah! Tout un monde se construit, toute une harmonie, des
univers se côtoient, il y a de la subtilité, du vieux, du moderne, des petites doses d'une vie à part - que l'on ramènerait bien dans sa maison. Discrètement.
J'ai la vingtaine - peut-être un poil plus... Je suis célibataire et sans enfant - ce ne sont pas monmari et mes deux gnomes qui me contrediront.. Je ne mens
jamais - ou presque... Et toi d'abord, t'es qui?
Pour les coulisses inédites
Inscription à la newsletter
Piece of me
Brèves
Juré, bientôt je reprends le sport
(et j'arrête de fumer)