Vendredi 2 janvier 2009
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19:00
Comme mes abonnés le savent (et hop le message est
passé....), je suis descendue au pays quelques jours pour lâcher mes enfants dans les pattes de mes parents, histoire de redonner un sens à ma vie.
En quelques mots, ne rien glander, flâner, main dans la main avec mon mari. Parce que j'en ai un, de mari, même si des fois j'en viens à me poser
la question?
Même qu'il est si beau, mon mari. Surtout quand il porte mon sac avec élégance dans les grands magasins. L'air de rien.
Pas l'air con en tous les cas!
Alors partir tous les deux. Un peu comme prendre une grosse bouffée d'oxygène avant de replonger en apnée. Semer quelques raisons
d'être dans la carte mémoire de mon reflex numérique pour me rappeler, les jours d'impuissance, que parfois le quotidien peut être léger. Et doux. Agréable. Totalement superficiel et
inutile - et donc si savoureux et indispensable!
Je me suis ainsi précipitée, le coeur haletant, dans les rues de Bayonne. Le sourire aux lèvres, un pincement au ventre, comme brusquement
redevenue une gamine qui n'a pas quitté son lycée, ses amis, ses souvenirs. De l'insouciance et le pas rapide, les yeux grands ouverts sur un monde qui ne change pas, toujours là,
rassurant.
Et retrouver les pavés, les façades, parcourir les éternelles boutiques qui ne prennent pas une ride, prendre un verre dans le même café depuis 15 ans, manger à la même table de la toujours
même brasserie.
Se recadrer.
Ne pas se rappeler que l'on a des enfants. Ou juste assez pour sentir que l'on a tout
dans la vie, mais que là de suite, les contraintes sont restées avec papy et mamie. Pour notre bonheur à tous.
Comment ça, je suis juste une
frustrée?!!!
- point du tout.
Que nenni.
Je suis juste humaine, le moment où j'aime le plus mes enfants, c'est quand ils ne sont pas là. Comme tout bon parent qui se respecte en
somme...
Tenez, un exemple: vous savez depuis combien de temps je n'avais pas pris la main de mon homme pour marcher dans la rue? Hein?
Et bien très longtemps. Forcément, nous avons toujours un lutin dans les bras, quand ce n'est pas une poussette, un sac à langer ou l'appareil photo pour immortaliser notre fabuleuse
famille.
Je ne parle même pas de prendre le temps de regarder les gens autour de nous, se rendre compte que nous sommes capables d'avoir une dimension sociale (toutefois, il ne faut pas exagérer, ça reste moi, avec ou sans enfant...), que nous sommes un couple avec la possibilité de s'enlacer, de poser notre tête sur
l'épaule de l'autre. Voire même, se dire "je t'aime" les yeux dans les yeux. Sans avoir la jambe accrochée par des petites mains nerveuses.
J'en conclue juste que les nounous sont le pilier essentiel de l'épanouissement des jeunes parents.
Maman, papa, je vous embauche. Venez même vivre à la maison!
Non et pour de vrai, c'était comment déjà, AVANT?
Par Dginaaa
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Publié dans : Vive le quotidien
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