La polémique, ça pique- ça hérisse. La polémique a ce bon goût d'être amère, de trop en faire- et manier les mots, pour le bonheur de se crever le coeur.Se décharger, mépriser,
accuser. La polémique s'explique, elle s'agite, elle n'a pas envie d'être en sursis - et elle se justifie, dans les cris, toujours plus loin, toujours plus
fort. La polémique aime le vide, elle le remplit, elle béatifie l'insensé et donne vie à tous les partis pris, la polémique n'a de valeur que pour les
manipulateurs - dont je fais partie, et j'en ris. J'aime le bruit, j'aime les éclats- de voix, j'aime tout ce qui est là, sous nos yeux, et qu'on ne voit pas assez - alors il faut le sublimer,
polémiquer, pour en parler. Se faire entendre, se faire comprendre. Se méprendre. Se défendre.
La polémique fait mal et elle fatigue, les partisans, les opposants, les auditeurs libres. Petite rumeur qui devient rancoeur, parfois. Petite dispute,
véritable lutte. On sème de la haïne, on aime la scène, on joue - on roue de coups, on est à terre et il n'y a plus rien à faire.
Les lumières s'éteignent, le débat est clos, on se tourne le dos - élegamment, avec parfois quelques injures qui ont la vie dure, ou un doigt
dressé- en toute sobriété. Mais tout a été dit et on est léger, satisfait, d'avoir tout craché, oui on est léger - d'avoir polémiqué...
J'ai la vingtaine - peut-être un poil plus... Je suis célibataire et sans enfant - ce ne sont pas monmari et mes deux gnomes qui me contrediront.. Je ne mens
jamais - ou presque... Et toi d'abord, t'es qui?
Pour les coulisses inédites
Inscription à la newsletter
Piece of me
Brèves
Juré, bientôt je reprends le sport
(et j'arrête de fumer)