Jeudi 8 octobre 2009
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/2009
10:00
C'est difficile, les autoportraits.
Surtout quand on se voit comme une autre, qu'on ne se veut pas soi - mais tout le reste.
Quand je fais des prises de vue, ce n'est pas tant moi que je mets en scène mais une ambiance, un paysage et je pourrais tout aussi bien le faire avec
n'importe qui d'autre mais ce n'est pas si simple. Diriger une personne, la maîtriser, lui imposer une idée bien précise, lui faire comprendre toutes les images qui défilent derrière mon
objectif... Trouver quelqu'un de conciliant, disponible, qui joue le jeu, qui enfile les tenues que je lui impose, les sourires que je lui commande, quelqu'un qui va
bien, un visage qui passe sur mes envies avec facilité.
C'est difficile les
autoportraits.
Difficile de prévoir les réglages, les cadrages, être rigoureux dans ses gestes, tout calculer, tout imaginer de ce que cela peut bien donner - c'est
deux fois plus d'efforts. D'un point de vue technique, c'est une vraie remise en question, une recherche absolue du détail, tout appréhender. C'est une dépense d'énergie incroyable, sans pause, où l'on court après son image, après le bon cliché, celui qui fera la différence.
Et pourtant, c'est si évident pour moi.
J'ai parfois l'impression de mieux m'en sortir, seule. Je joue, j'évolue à l'instinct, je me sens totalement libre. Même devant les mines
interrogatrices des passants, même à subir leurs remarques, leur regard méprisant parfois.
C'est difficile les autoportraits.
Quand il faut jouer la comédie dans les lieux publics devant plus d'une vingtaine d'inconnus qui vous scrutent, qui s'arrêtent, qui viennent vous parler, vous
demander comment et pourquoi.
Mais le théâtre, j'aime ça. En faire trop, attendre des réactions, se mettre en avant, choquer.
J'ai commencé les autoportraits pour Dgina, il y a un an maintenant.
C'était juste un moyen de me montrer sans rien dire de trop. Me prendre en photo seule parce que je savais ce que je voulais donner ou non de moi et que personne ne pouvait le faire à ma
place. Rien de plus. Ca n'aurait pas du devenir une pièce à part entière du puzzle - et j'ai parfois l'impression que c'est devenu la part la plus attendue de moi.
Alors, vous préférez quoi, plutôt mes photos ou mes écrits?
(J'essaie désespéremment de trouver ma voie, il va falloir m'aider un peu)
Par Dgina
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Mardi 6 octobre 2009
2
06
/10
/2009
12:07
On peut détester l'amour et écarter les jambes les yeux plein d'attente.
On peut se vautrer dans la déchéance et attendre un orgasme intime - on peut aimer et s'en défendre.
Avant d'épouser Jean, de râtés en orgueilleux, de bouche ouverte en poignets malmenés, Camille a touché du corps un moment de perfection tendre.
Une fois. Ce fut si inattendu qu'elle a joui sans le vouloir. Pas de simulacre ni de transe théâtrale, juste un
plissement des yeux étonné et l'impression de n'être pas soi. Comme s'il ne pouvait plus y avoir d'avenir après cela. Comme si toute sa vie n'avait été
conditionnée que par ce moment-là - cet orgasme obèse et violent.
Et Camille est tombée amoureuse de ce coup de rein salvateur. De cette large queue têtue, de ces yeux naïfs qui scrutaient son plaisir, de ce grand
corps habile et fragile - il s'appelait Thomas. C'était le seul homme pas fait pour elle, arrivé trop tard, déjà pris, déjà loin. Et de se défendre de tout, Camille a fini par s'attacher - comme pour prolonger l'extase. Pour l'aimer aussi.
Après avoir joui, Camille l'a pris dans ses bras et lui a dit "merci", les yeux ravagés d'une pieuse humilité, dans
l'attente absolue d'une vie à deux faite de coucheries intimes et douces, une vie de mots idiots et inutiles, une vie détestée et médiocre - de l'amour et l'air con, mais de l'amour quand même.
Mais Thomas a rejoint Anne et l'a emmenée dans sa vie pendant que Camille dégueulait en hurlant dans des toilettes
publiques. Au milieu des morceaux qui jaillissaient de sa bouche et de son nez, Camille imaginait cette salope derrière son comptoir de la poste, l'air paisible et
le ventre apaisé par des orgasmes à profusion - alors elle remplissait encore un peu plus d'odeurs infectes la cuvette, les cheveux trempés de vomi
acide.
Ce fut son premier et son dernier orgasme.
Son premier et son dernier amour.
La plus belle douleur de sa vie.

Lundi 5 octobre 2009
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05
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/2009
12:38
Que je vous explique.
J'étais partie pour faire une série très rock'n'roll - perfecto en cuir, grandes bottes, cravate, etc. J'avais repéré une
cabane bien glauque avec des accessoires complètement décalés, suffisamment d'espace pour que je puisse m'exprimer et surtout, pas un chat.
Il faut croire que ce n'était pas ma semaine.
La cabane a été entièrement nettoyée, fermée et je n'ai jamais vu autant de personnes dans ce coin du port.
Pour dire que j'avais l'air maline, avec
mon sac de fringues sur l'épaule et ma tenue d'extra-terrestre au milieu des ostréiculteurs. D'ailleurs mon mari a senti le vent tourner, il a déguerpi avec
les enfants pour ne pas subir mon humiliation publique - parce que oui, j'étais déterminée, et cette putain de prise de vue, j'allais la faire quand même!
J'ai laissé faire le décor, j'ai essayé de rebondir sur l'ambiance et finalement, ça fait très western "old time" avec ces vieux baraquements en bois,
abandonnés. Oui, même avec ma cravate et mon perfecto, parfaitement messieurs dames!
Et puisque vous faites du mauvais esprit, vous n'aurez pas la moitié des photos (les
avertis sauront où les trouver)!

Par Dgina
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Dimanche 4 octobre 2009
7
04
/10
/2009
13:33
C'est de saison, le virus
du tag circule partout et j'ai beau me calfeutrer derrière mon écran, je l'ai quand même chopé deux fois en dix jours!
Ce coup-ci, c'est Carole qui m'offre sur un plateau un tag littéraire
- ah! Bonheur!
Il s'agit de choisir cinq livres écrits par des femmes que j'ai lus et aimés.
Diantre. Seulement cinq? Tu
m'as bien vue, dis, Carole?
Humpf.
Chahdortt Djavann, Autoportrait de l'autre
Un début pénible et répétitif avec un style que je déteste et puis, des questions essentielles, une fusion d'introspections qui nous giclent au visage, des douleurs
mais si justes, si droites dans leur bouleversement... Et surtout, le questionnement d'un photographe de guerre, le rapport à soi, à l'autre. Splendide.
Pauline Réage
(Anne Desclos), Histoire d'Ô
Ce n'est pas de l'érotisme, c'est de la dévotion au sadisme, c'est ennuyeux à mourir et pourtant si pervers et si violent, c'est humble, courtois et tellement sale à
la fois.. Un chef d'oeuvre pour une femme qui a juste voulu écrire ce roman pour montrer à son amant qu'une femme aussi, sait écrire des textes érotiques. Et vlan.
Claire Castillon, Insecte (la Reine Claude, On n'empêche pas un petit coeur d'aimer)
Une écriture divine, si féminine dans sa violence, si crûe, si fine, qui extermine tout, qui enveloppe - et à la fin, on jouit. Et ça marche pour chaque roman.
Emily Brontë, Les hauts de Hurlevent
Hors de question que je vous explique de quoi cela parle, n'est-ce pas?
Lucia Etxebarria, Un miracle en équilibre (Amour, Prozac et autres curiosités)
Prendre des calmants avant. Chausser une paire de lunettes. Parce que son écriture est égale à la langue espagnole, à toute la littérature moderne espagnole: confuse, dense, rapide, virevoltante et
c'est trop facile de lâcher prise - au début. Quand on ne sait pas. Tenez bon, l'inspiration est sans détour, alerte, piquante et elle vous parle de la femme d'aujourd'hui et de tous ses rôles avec
beaucoup d'adresse.
Et parce qu'il faut bien déborder un peu du cadre, six autres auteurs que j'ai pris au hasard dans ma bibliothèque et qui doivent être lus:
Nikki Gemmell, La Mariée mise à nu
Justine Levy, Rien de grave
Virginie Despentes, Baise-moi
Margaret Micthell, Autant en emporte le vent
Colette, Le pur et l'impur
Anne Rice, Entretien avec un vampire
Je ne désigne personne, je n'ai pas la force de linker!!
Par Dgina
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Samedi 3 octobre 2009
6
03
/10
/2009
18:00
Chocoladdict est une petite curieuse et veut
savoir où je blogue, je vais donc rassasier ses envies et vous offrir en pâture mon "coin bureau" - qui n'en est pas vraiment un - et tenter de vous décrire le bordel ambiant de mon organisation
bloguesque.
J'allume mon ordinateur à 9h08, heure de mon retour de l'école. Et là, commence un long, très long périple pour
apprivoiser quelques moments face à mon écran, au milieu des hurlements de mon petit second qui exige - qui impose son sadisme tout puissant. Je
suis une mère exploitée et maltraitée, c'est certain.
Après avoir passé en revue tous les blogs que je suis (j'ai dit "passer en revue", pas "commenter" - il n'y a pas de miracles
encore), je réfléchis à ce que je vais bien pouvoir pondre. Donc, je fouille dans mon stock de photos pour chercher quelque chose
d'exploitable et j'attaque une lutte difficile avec Adobe puis powerpoint, assaillie régulièrement par mon fils bien-aimé (mon fils bien-aimé ET ses pleurs). Si je n'ai aucune
photo en stock, je me débrouille pour en faire, fissa. Ca donne des expéditions désespérées, comme là.
A 11h30, je n'ai pas avancé d'un iota qu'il est déjà l'heure de gaver le monstre. Parce que mesdames et
messieurs, vous savez le temps que cela prend, de coller cette putain de signature sur ces putains de petits cadres blancs de travers, pour que mes photos soient sympathiques et protégées,
hein? Et je ne parle même pas du change complet de mon gnome après qu'il a fini la tête sous le jet d'eau du jardin, ni des quatre lectures dont il n'a probablement écouté que les deux premières pages et encore moins du ménage qu'il a bien fallu faire pour
éradiquer les tâches de gras sur le canapé.
Bref, à 12h30, quand la maison est calme du sommeil bienheureux de mon ennemi, je peux envisager d'écrire un article. Le problème est qu'en
général, je n'ai aucune idée. Je ne prépare rien et ne pense à rien. Tout est écrit en moins de 20 mn, à l'arrache. Si j'ai fait des photos, elles
orientent plus ou moins mes textes. Sinon, j'écris d'un trait quelque chose qui s'impose à moi sans aucun recul. Je ne perds pas de temps à rédiger, c'est quelque
chose qui ne me demande pas la moindre reflexion ni le moindre effort, quelque soit le sujet et le genre. Encore faut-il que je sois inspirée.
En général, je tente deux-trois pistes et je finis, au dernier moment, par changer d'avis et
gratter à la va-vite quelque chose qui n'a rien à voir. Et je suis divinement énervée d'avoir perdu tout ce temps pour
rien.
Finalement c'est un peu comme pour la newsletter,
je fais tout un cahier des charges rempli d'idées et au moment de m'y mettre, j'ai déjà tout oublié du programme de la semaine. Alors je compense avec les photos bonus - et les
confessions intimes (haha).
Mais ne nous égarons pas, Chocoladdict voulait mon coin bureau, le voilà!
Non, je n'ai pas de bureau.
Oui, c'est fantastiquement bien rangé - parce qu'écrire dans le bordel est quelque chose qui m'est impossible.
C'est vrai, je m'appelle Dgina et j'ai des fleurs parfumées sur la table. Mais là c'est l'erreur du jour, ma mère est passée par là et aussi Lily, qui m'a adorablement fait livrer un
bouquet pour me remercier des photos que j'ai faites d'elle et son mari. Vous pouvez être jaloux, j'adorerais ça!
Certes, nous sommes un peu envahis de photos. D'accord, MES photos. En même temps, je me console en
me disant qu'elles ont au moins un public - soupir...
Et le paquet de feuilles qui git inerte à côté du portable, c'est un projet. Oui, ce sont des choses qui arrivent, à force de vous balancer des articles plein l'écran -
bienheureux cobayes que vous êtes...
Je vous renvoie au billet initiateur, d'Aude, http://www.nectardunet.com/index.php/2009/09/22/539-montre-nous-ton-environnement-de-blogueur-tag
A mon tour de désigner des volontaires à l'insu de leur plein gré...
M.
Angie
Lili est insolente
Et demain, je me colle à un tag littéraire!!!
(oui Carole, je sais, tu n'y croyais plus!!)
Par Dgina
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Vendredi 2 octobre 2009
5
02
/10
/2009
13:30
Parce que nous ne sommes pas tous monochromes. Prévisibles et
risibles.
Parce qu'il ne vaut mieux pas savoir, parfois, ce qui se cache derrière. Cette part de refus qui éclaire nos
acquiescements, qui les conditionne.
Il paraît que les tueurs sont des menteurs. Les meilleurs.
Moi je mens - tout le temps. A mon mari, à mes enfants, je mens. A
moi-même. A mes parents, je mens.
Personne n'a envie de savoir certains vérités lourdes et vicieuses, il y a des secrets bien gardés qui font le bonheur des âmes pieuses
- qui veulent le rester.
Et pourquoi s'en priver?
Nous avons tous des pensées affreuses qu'il nous faut cacher, des pensées trop émues pour être reconnues, des amours discrets, des haïnes profondes, des regrets
ulcérés - des remords, des torts.
On ne va pas les crier haut et fort! On les étouffe. Ils nous bouffent - lentement. Et on
ment.
Pour notre bien. Le leur. Pour s'éviter des heures sombres à justifier, regretter, excuser, banaliser - nos horreurs, nos bonheurs, notre part
d'ombre.
Et quoi de plus? Se mettre à poil et exhiber nos travers, se dépecer le coeur, s'éventrer et se vider - pour le bonheur d'argumenter?
Il n'y a rien à dire. On traîne nos erreurs, on traîne nos rancoeurs ,
nos pires hontes et nos béguins - pas toujours anodins. On vit malgré soi dans un seul corps que l'on supporte. On l'emmène avec nous, malgré nous. Et on y enferme tout ce que l'on peut, comme un jeu - et on est deux.
Des amoureux haïneux.
Ps: rediffusion
Par Dgina
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Jeudi 1 octobre 2009
4
01
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/2009
13:12
Il y a quelques semaines de cela, Roxane m'a mise au défi de faire une photo
originale de ou dans ma baignoire. Parce que la madame est persuadée que j'ai teeeeeellement d'imagination (et de talent, dit-elle) que
j'arriverai à faire quelque chose d'inattendu et d'artistique même dans cet endroit banal et moche (osons les mots crûs).
Soit.
J'ai donc profité de 15 minutes de forme (montre en main) pour tenter l'aventure.
Je n'ai pas le droit de prendre de bain - suite à mon malaise - ce qui a pas mal compliqué l'opération. Et je suis totalement crevée, ce
qui n'a pas non plus aidé. Je n'ai donc fait aucune mise en scène et ai tenté de tout dynamiser avec les couleurs et les angles de prise de vue. Ca vaut ce
que ça vaut mais je n'ai pas l'énergie de faire mieux et dès ce soir, je retrouve mes enfants qui m'empêcheront de renouveler l'expérience, alors... C'était à saisir de suite
(ou à laisser, donc).
Je suis assez moyennement convaincue du résultat mais c'est à Roxane de décider si j'ai, oui ou non, relevé le défi.
Madame, à toi la parole...
(Et les autres, vous avez le droit de m'encourager!)
Par Dgina
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Mercredi 30 septembre 2009
3
30
/09
/2009
13:28
Hier après-midi j'ai batifolé joyeusement dans le camion des pompiers et j'ai passé toute la soirée à chercher le Dr Ross aux urgences mais je ne l'ai pas vu...
Alors aujourd'hui, je me repose.
Amen.
Par Dgina
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Mardi 29 septembre 2009
2
29
/09
/2009
12:17
Je déteste ce genre d'exercice de style et je ne suis pas
douée dès qu'il faut sortir les cotillons - qu'on se le dise.
Alors le récit de la fameuse photo des blogueurs organisée samedi par Sandra, je vais vous le servir à ma sauce, sans couverts ni argenterie - de la façon dont je l'ai vécue. Tout sauf factuel,
en bref.
J'avais envie d'y être juste pour dire "j'ai compris". Pas pour parler de tout et de rien, pas pour rire mais pour
découvrir pudiquement d'autres intimités et d'autres personnalités - même pas pour échanger quoi que ce soit: pour ressentir quelque chose.
Dans la blogosphère, je ne donne rien et je ne cours après personne. J'ai le sentiment d'être suspendue sur une toile, dans un coin et de
regarder au loin le brouahaha qui se répand - juste parce que je n'ai pas envie de m'emmêler avec les autres. J'ai pourtant fait mon bonhomme de chemin dans mes choix d'affinités,
j'ai pris le temps de me laisser approcher par une poignée de lecteurs - qui m'apaisent. Une poignée si petite, vraiment
- quel dommage et tant mieux à la fois.
Alors me retrouver au milieu d'une trentaine de personnes dont je connais tout juste le tiers, c'est terrible. C'est
excessivement facile - mais terrible, parce que je fuis les mises en avant, les expositions, les franches coudées où l'on
doit s'approprier chacun et personne - poser les bonnes questions, s'intéresser et tout cela sans savoir à qui l'on s'adresse.
Donc, je n'ai retenu aucun prénom ni aucun nom de blog, comme prévu.
Mais j'ai partagé des discussions vives, de grands gestes, des moments improbables, des regards sérieux, j'ai saisi autant que possible les personnes pour ce qu'elles
étaient - j'ai puisé directement dans le vif.
Et ce fut bon.
Epuisant, mais TRES bon.
Vous imaginez le concept, tout de même?
Une mosaïque de sensibilités, de vécus, de personnalités - le tout en brochette sur quelques marches.
Autant de
reflets qui s'ignorent, qui se croisent, qui se tournent autour - qui s'arrêtent le temps d'une photo. Comme pour justifier en quelques heures
autant de différences, de connivences et dire "voilà, mêlez-vous maintenant, vous pouvez apprendre".
J'y ai pensé un instant, isolée dans un coin du décor et j'ai eu le vertige.
Ce fut une journée parfaite, gaie, entraînante, explosive, chaleureuse, ce fut instinctif et sans temps mort, tout le monde était là pour donner et prendre le meilleur, je n'ai
retenu que les sourires et les piallements incessants autour de moi, j'ai adoré être entourée de toutes ces filles dont je ne connaissais rien mais qui étaient là,
juste à côté, par la magie d'une connivence virtuelle qui n'en finit pas de m'étonner...
.... je finirai de parler de mes coups de coeur dans un prochain article, histoire de ne pas faire trop long ce coup-ci et de faire un peu durer le plaisir!!
Comme entendu, je laisse à la photographe Sindy l'exclusivité des photos de groupe et ne dévoilerai rien d'autre que les coulisses...
Au passage... Sindy... Je n'aurais pas aimé être à ta place, pour une fois j'étais bien heureuse d'être de l'autre côté de l'objectif parce que - quel vacarme!!!
Ps: Je mets en plus petits les portraits au cas où cela poserait problème aux
personnes concernées d'être affichées sur le blog.. Si tel est le cas, faites-moi signe et je retire immédiatement les photos.
Je ne peux pas toutes les mettre en ligne mais si vous les voulez, ou si vous voulez voir les autres (mon mari a pris toutes les photos des prises de vue), mailez-moi ce sera plus
simple! 
Par Dgina
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Lundi 28 septembre 2009
1
28
/09
/2009
13:43
... le problème dans les départs, c'est de
revenir.
C'est pourquoi je ne suis jamais là - mais ailleurs, dans des fantasmes qui n'en finissent plus, sortes de paysages
cotonneux dont je m'enivre. Qui me supportent. Qui me conditionnent.
Et j'ai enfin trouvé des photos qui les représentent au plus juste, ces vagabondages intellectuels.
(Ce sont des autoportraits d'il y a 10 jours, je les avais oubliés)
Par Dgina
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