Les cachotteries...

Lundi 9 novembre 2009



Je me pose des tas de questions.
Des méga-tonnes d'interrogations, une foultitude d'angoisses existentielles, un monde de doutes poignants.

Il ne faudrait jamais que je monte dans une voiture parce que vous n'imaginez pas à quel point c'est dangereux pour mon psychisme. Je regarde la route défiler, je lance un cd et mes yeux se fixent sur l'horizon - là c'est bon, vous êtes sûrs de me perdre, je suis évanouie dans le décor avec des milliards de pensées à la minute. 

L'autre jour, je suis tombée sur une chanson d'outre-tombe, "Il me dit que je suis belle" de Patricia Kaas. Je suis partie en vrille pendant 2mn30.
Je précise: le premier qui se marre, je lui descends les organes avec les doigts.
J'ai visionné des scènes d'avant, imaginé des bonheurs à venir et j'avais beau essayer de me sortir de cette mélasse sentimentale, rien à faire, j'avais la nostalgie embourbée jusqu'au gosier. Limite si je n'avais pas le nez sensible et les yeux mouillés - je vous dis qu'on devrait m'interdire les longs trajets, ce n'est pas bon pour mon imagination. Je réfléchis trop donc je remets des tas de choses en question et finalement, c'est la merde.

La voiture roule et agit comme une berceuse, je suis totalement ailleurs,
je me laisse porter. Bon, il ne faut pas que je croise un feu rouge ou un stop, dès que le rythme est coupé je reprends pied avec la réalité - de mauvaise humeur, forcément. Mais comme je vis dans le trou de balle de la région, je peux rouler longtemps les neurones asphyxiées de fantasmes..


Et c'est comme ça qu'on râte sa sortie, qu'on dépasse largement la vitesse autorisée, qu'on oublie l'heure qu'il est - et qu'on insulte vaillamment le premier pecquenot qui freine comme un con devant nous et nous tire douloureusement de nos rêves.

Le pire, c'est qu'en vélo, même combat.
Même à pieds.

Une ceinture de chasteté intellectuelle peut-être?

Par Dgina - Publié dans : Chroniques légères - Communauté : Chroniques du temps présent
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Mercredi 4 novembre 2009


... et finalement, 20 ans plus tard on n'a toujours rien jeté.

J'ai les placards remplis de mots stupides griffonnés sur mes agendas scolaires, sur mes cours, j'ai gardé toutes les lettres de mon adolescence et je ne parle même pas des cd qui débordent de mails d'amour ou d'engueulades avec mes ex. Les photos vont avec, les vidéos aussi - même les plus crûes.

Mais ça sert à quoi?

On tombe dessus par hasard une fois dans l'année, lors d'un ménage compulsif et on s'asseoit toute une journée pour relire ces morceaux du passé dans lesquels on se replonge comme une gourde. C'est si médiocre, d'archiver des bouts de soi comme pour ressasser qui l'on a été et d'où l'on vient - de si loin, parfois.

Et de s'énerver à nouveau sur ce que l'on retrouve, sur ce que l'on comprend trop tard de nos erreurs. On se contemple dans les bras d'un autre dont on se demande avec le recul s'il nous a vraiment aimée, on se déteste les jambes écartées à pousser des gémissements odieux, on souffre à nouveau de ce que l'on a recu d'injures et de mensonges, on regrette. Et tout semble si proche, comme jamais enfoui. On voudrait changer le passé, le reprendre dans ses moments les plus douloureux pour s'en sortir mieux cette fois - on se remet en question.
On se rappelle des passages obscurs, on retrouve des cartes de restaurants, de chambres d'hôtes, des pages et des pages de mails imprimés comme des preuves essentielles - pour un combat perdu depuis. Et il est où, il devient quoi, est-il marié? Et pourquoi n'étais-je pas plus ... ou moins ...., j'aurais du, il fallait, etc.

Tout cela est d'un ridicule...

Ridicule, mais on ferme soigneusement tous ces journaux et ces albums sans les abîmer, en se disant qu'on s'en séparera une autre fois, c'est certain, mais que c'est peut-être encore un peu trop tôt. Un jour viendra.




Merci quand même d'être passés dans ma vie... Rendez-vous sur Hellocoton !
Par Dgina - Publié dans : C'est beau l'amour - Communauté : Relations amoureuses
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Lundi 2 novembre 2009


La vie nous impose parfois des choix cornéliens.

En ce qui me concerne, j'hésite entre la mort par asphyxie, enfermée dans mes chiottes avec un sac poubelle sur la tête, ou la mort par accident en me jettant sous les roues de la poussette double de mes gosses. J'ai déjà supprimé l'option "noyade" vu que j'ai fait  7 ans de natation et que chez nous, la marée haute c'est juste une fois par semaine les jours de grand coefficient.

J'envisage aussi de me tailler les veines avec un couteau en plastique, je sais que ce serait plus pertinent d'y aller franchement avec un bon sécateur mais j'ai la phobie de la mutilation. Ou alors je cours nue dans un parc à huîtres et je crève d'une infection bactérienne (les souris meurent bien après les avoir bouffées).

Il paraît que l'espérance de vie sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute est de 20 mn mais je dois être une petite veinarde parce que j'y suis déjà restée 1h sans qu'il ne m'arrive rien. Il faut dire que j'étais déjà dans une ambulance qui venait de tomber en panne d'essence un 1er janvier, c'eût été difficile de faire plus médiocre comme situation.

En bref, il ne me reste plus qu'à compter les jours qui me séparent du moment où je crèverai quand je m'y attendrai le moins - et surtout quand je ne le voudrai plus. Parce que c'est toujours quand on a tout pour être heureux que l'on est rattrapé par nos envies ridicules de petit suicide de complaisance. C'est le côté burlesque de la vie, il paraît. J'en rigole d'avance.





Ps: pendant que je tentais de crever lentement dans mon caveau pendant ces deux semaines d'absence, Roxane, Lily et Angelea ont mis sur leur blog des photos que j'ai faites d'elles, ce qui en plus de me faire un plaisir dont j'avais bien besoin, m'a collé un sourire humble aux lèvres.
Par Dgina - Publié dans : Coups de gueule - Communauté : Chroniques du temps présent
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Vendredi 30 octobre 2009


Une petite fantaisie photographique...





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Par Dgina - Publié dans : Photos ou dessins - Communauté : Nanas...mais mamans aussi!
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Mardi 20 octobre 2009


Je l'ai enveloppé joliment dans du papier de soie et je l'ai déposé avec douceur dans une boîte pleine de couleurs.
Je l'ai regardé longtemps se débattre, l'air attendri et je lui ai dit des paroles douces,
 j'ai fredonné des chansons d'ailleurs,
j'ai caressé le couvercle et je l'ai posé avec précaution.
 Je lui ai dit adieu comme on dit "à demain". J'ai pleuré un peu.
Il est tout seul dans le noir et j'ai peur pour lui

- mon coeur en miettes.
Nécrosé d'inutile.


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Par Dgina - Publié dans : C'est beau l'amour - Communauté : Ô féminin
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Lundi 19 octobre 2009



Puisqu'après tout ce sont toujours les mêmes qui rangent...

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Par Dgina - Publié dans : Auto-portraits - Communauté : Nanas...mais mamans aussi!
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Jeudi 15 octobre 2009


Quand elle a arrêté ses études, Camille s'attendait à une vie facile faite de plaisirs simples et d'un mari riche. Pas tellement du luxe mais du confort.

Camille n'a jamais eu de rêves - mais beaucoup d'ambition. Un besoin démesuré de se représenter dans des apparats subversifs, avoir le regard méprisant et la répartie habile, n'être que l'ombre de sa modestie: exceller dans l'amertume.

Jean travaille assez dur pour payer à sa famille le superflu et même l'imprévisible, il a trouvé la maison et ses voitures, la cuisine équipée, les abonnements sportifs et même les écoles privées. Tout est sous contrôle et Camille se laisse porter, oisive, les yeux rivés sur un effort qu'elle n'aura jamais à fournir pour subvenir à ses besoins. Tout est parfait.
Elle manie sa langue les yeux fermés, suce son mécène avec reconnaissance et imagine déjà les lendemains fastueux qui n'ont rien à devoir à personne, les achats sans angoisse, les réussites sans limite. Camille a tout, Camille veut tout.

Et un jour, Camille trouve sur la table une petite annonce entourée de rouge. A côté, un joli papier feutré au design élégant. Une écriture sobre et ferme. Un mot d'amour qui lui dit,

"il est temps pour toi de te debrouiller seule ma chérie".

Et le goût d'un sanglot dans la bouche. Et l'espace d'une minute infinie, la brûlure du mépris qui s'étrangle dans le coeur.

La belle vie a un prix, Camille. Celui de ton honneur.
Par Dgina - Publié dans : Camille est une chic fille - Communauté : Chroniques du temps présent
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Mercredi 14 octobre 2009


Que tous ceux qui s'imaginent que je vais parler de choses dégueulasses lèvent la main.


(Ok baissez les bras les gens, je ne vois plus mon écran)

C'est officiel, on se gèle. Il fait un soleil à formater tout le ciel en bleu mais on se gèle.

Notez que ça ne me pose pas de problème, je suis une fille d'hiver - accro aux fromages fondus et aux manteaux en laine.
Les joues rouges et la peau qui pèle, ce sont des détails. Les doigts qui tombent aussi. La morve au nez, les poumons qui traversent la cavité buccale dans un grand élan, aussi.


Et puis l'hiver, c'est bon pour ce que l'on a. Genre, du gras qui se trémousse du genou aux aisselles, intrépide et bienheureux. Parce que pouvoir s'enfiler trois épaisseurs, c'est aussi pouvoir répliquer "je suis boudinée parce que j'ai froid (ducon). Non je ne suis pas grosse, j'ai mis deux sous-pulls et trois cardigans (ducon)."

Et si j'ai l'air d'un pingouin avec mon bonnet, je t'emmerde. D'abord.

Sérieusement, question mode on n'a pas fait mieux qu'une bonne température à raser les glaçons. Parce que se coller une belle paire de bottes sur des bas sexy, c'est vachement difficile l'été. Y rajouter une chemise classe avec la veste cintrée qui va bien, 'faut pas souffrir d'hyper sudation.
Et puis je vais vous dire, l'été, se péter les chevilles en talons dans le sable et s'embourber dans une robe délicate au moment de se dépecer sur la serviette, ce n'est pas le top de la classe. Soyons pragmatiques. J'ai 10 paires de tongs, 4 shorts et 6 bikinis et je survis avec pendant 4 mois.
Alors que l'hiver, j'ai tous les fonds de tiroir qui défilent. C'est l'exposition sensorielle, la grande braderie des accessoires, la vente privée de la class'itude, le total look réussi.
.....
Ou pas.
Franchement je suis une merde pour accorder trois fringues et je passe toujours à côté des tendances - je compense sexuellement (surtout ne cherchez pas le rapport). 

Et puis l'été, pas le choix, il faut être bronzée. Tu te graisses à traire, tu t'autobronzes, tu fais comme tu veux mais il FAUT être bronzée.
Je n'osais même plus faire le moindre gommage corporel de peur de dégager un seul cm² de peau coloré, question hygiène j'ai frôlé les services sanitaires.
Depuis que le blanc est de nouveau de saison, je sens le stress descendre - putain de pression sociale.

En outre, vous avez déjà essayé de vous maquiller l'été?
Vous crevez de chaud, rien ne tient, le sable vous gratte l'ombre à paupière et après un seul bain, vous avez le mascara dépressif.
Or, vous savez à quoi ressemble ma gueule sans maquillage?

(L'hiver est une bénédiction je vous dis).

Alors telle que je vous écris, j'ai les chaussettes tirées jusqu'au genou, les manches du pull étranglées jusqu'au bout des doigts et j'entrevois difficilement mon clavier à cause de l'écharpe qui me recouvre les yeux.
Certes.

Mais le pire de tout, c'est qu'avant que je trémousse à nouveau mon petit slip en coton devant l'objectif, il va bien se passer 9 mois.

Et je ne sais pas si les retraités de la bourgade vont s'en remettre.
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Par Dgina - Publié dans : Chroniques légères - Communauté : Ô féminin
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Mardi 13 octobre 2009

Il y a de l'exhibition dans l'air les gens.
Du sable fin et de la fille en robe légère.

Ou juste, de quoi se rincer l'oeil sur le comment de mes mises en scène photographiques - mais ça rend moins bien, dit comme ça.

Voilà donc une des vidéos sur les coulisses d'une série d'autoportraits, rien d'exceptionnel si ce n'est l'envers du décor, quelques moments partagés (arrachés au camescope de mon homme).
Ne cherchez rien d'artistique, j'ai fait le montage à l'arrache avec les moyens du bord - le premier qui jette des tomates respire aussi mes baskets dégueulasses (cf article précédent).



La seconde vidéo ne me plaît que moyennement (non que celle-ci soit fulgurante d'ailleurs) donc si je ne la publie pas, je la mettrai en bonus dans la newsletter, je verrai.

Bon voyage chez moi les gens!
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Lundi 12 octobre 2009

Prenez trois ingrédients.

La clope, le sport et la bouffe.
Et vous allez voir que toutes les réponses à vos emmerdes sont sous vos yeux.

Prenez une fumeuse avec 6kg de trop (genre, au hasard).

La clope est censée être anorexigène et agir sur la bouffe.
Mais le sport est censé agir sur les poumons et le gras du bide.
Donc, le sport est la solution à vos problèmes de clope ET de bouffe.

Démonstration.

Tapez-vous 1h de sport intensif  à cracher sur le sol vos poumons encrassés et dites-moi si après cela, vous avez envie de vous en griller une? Non. (On a dit "non").
Tapez-vous 1h de sport à sentir revivre tous les petits muscles de votre corps et dites-moi si après cela, vous avez envie de tout foutre en l'air pour une crêpe au nutella? (Bon là je sais qu'il y a des irréductibles qui vont gueuler "oui, moi!"). Mais normalement, non. Un minimum de volonté, merde quoi.

Après 1h de sport, c'est n'importe quoi mais il faut le dire, on a déjà l'impression d'avoir maigri. Genre la sensation de brûlure des muscles, c'est un peu comme si le gras était une motte de beurre qui fondait sous la châleur. Ne soyez pas connes les filles, ce n'est pas le cas et vous n'avez pas perdu un gramme. Mais bon.

Le sport, c'est fabuleux.

(Non, je ne suis pas sponsorisée par le ministère de la Santé.)

Il suffit que j'en fasse une fois (en général il faut des mois d'élan pour cela) pour que ma volonté entre dans un engrenage pervers et que je ne lâche plus mes résolutions. Autant vous dire que, en ayant fait trois fois depuis hier, j'ai les certitudes blindées à mort. Limite je pourrais vous certifier que dans deux mois je moulerai mon fessier dans un shorty des plus obscènes. Et là je précise: sans que rien ne déborde.

Je ne fume pas 2h avant et je ne fume pas 2h après.
J'en fais deux fois par jour ce qui réduit de plus de moitié ma consommation abusive de goudron dégueulasse. Voire de trois-quart. (Le jour où je suis sevrée je vous fais signe).
La période intensive de salade-haricots verts-blé est entamée.
(Toujours pas les brocolis, c'est pêcher).

Par contre je garde le coca parce que la vie est trop courte.
Surtout quand on fume, d'ailleurs.
Cqfd.


Le premier qui se met en travers de ma destinée, je lui plonge la gueule dans mes baskets usagées.

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Par Dgina - Publié dans : De choses et d'autres - Communauté : Ô féminin
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T'es qui toi, d'abord?

J'ai la vingtaine - peut-être un poil plus...
Je suis célibataire et sans enfant - ce ne sont pas mon mari et mes deux gnomes qui me contrediront..
Je ne mens jamais - ou presque...
Et toi d'abord, t'es qui?

 

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Juré, bientôt je reprends le sport
(et j'arrête de fumer)

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